1. Commencez par trois parcours sur téléphone
Ouvrez le site sur un vrai téléphone, sans passer par votre accès administrateur. Imaginez trois visiteurs : une personne cherche les horaires du jour, une autre veut appeler, une troisième souhaite comprendre un service présenté par l’officine. Suivez chaque parcours jusqu’à son terme.
Notez ce qui bloque : texte trop petit, bouton masqué, menu difficile à fermer, bandeau qui recouvre les coordonnées ou page qui tarde à afficher son contenu. Le test doit porter sur les pages utiles, pas seulement sur l’accueil.
- Les horaires et l’adresse sont-ils faciles à trouver ?
- Le bouton d’appel ouvre-t-il le bon numéro ?
- Le lien d’itinéraire pointe-t-il sur la bonne entrée ?
- Peut-on lire et utiliser les pages sans zoomer ni faire défiler horizontalement ?
2. Vérifiez les informations à leur source
Comparez le site avec les informations validées par l’équipe : nom de l’officine, adresse, téléphone, horaires habituels et fermetures exceptionnelles. Vérifiez aussi les liens vers la fiche d’établissement et les éventuels outils de prise de contact. Un bouton visible qui mène au mauvais endroit crée une difficulté immédiate.
Attribuez un responsable à chaque information susceptible de changer. Pour les horaires exceptionnels, définissez qui les transmet, qui les publie et qui contrôle ensuite la page en ligne.
3. Rendez les services compréhensibles
Une simple liste de mots ne répond pas toujours aux questions des visiteurs. Pour chaque service réellement proposé, indiquez son objet, ses modalités pratiques et la démarche à suivre pour obtenir les informations nécessaires auprès de l’équipe. Évitez les promesses générales et les contenus copiés qui ne décrivent pas votre organisation.
Le titulaire ou la personne compétente doit valider les contenus relatifs à l’activité de l’officine. Ce guide traite de la qualité du site ; il ne remplace pas une vérification professionnelle des obligations applicables à vos contenus. Pour cet audit, aucun dossier patient ni document de santé n’est nécessaire.
4. Contrôlez les bases techniques avec votre prestataire
Demandez une vérification du chargement mobile, des liens cassés, des pages introuvables et de la présence des pages importantes dans Google Search Console. Un site accessible aux visiteurs peut encore présenter un problème d’exploration ou d’indexation. Google recommande notamment de vérifier ce qu’il peut voir avec son outil d’inspection d’URL.
Une correction technique doit être accompagnée d’un constat vérifiable : page concernée, problème observé, action réalisée et résultat du nouveau test. Évitez de juger la qualité du site à partir d’un score unique.
5. Clarifiez maintenance, accès et propriété
Demandez où se trouvent le nom de domaine, l’hébergement et les sauvegardes, puis identifiez les titulaires des comptes. Vérifiez ce que votre contrat prévoit pour les contenus, les visuels, les licences et la récupération du site. Posséder un accès ne suffit pas à clarifier les droits ni les conditions de départ.
- Qui renouvelle le domaine et reçoit les alertes ?
- Quelles mises à jour sont incluses et à quelle fréquence ?
- Qui intervient si le site ne fonctionne plus ?
- Une restauration de sauvegarde a-t-elle été testée ?
- Que récupérez-vous si vous changez de prestataire, dans quel format et à quel coût ?
6. Transformez le constat en plan de correction
Classez les problèmes en trois groupes : information fausse ou parcours bloqué, amélioration utile, évolution facultative. Pour chaque ligne, inscrivez un responsable, une action et un critère de validation. Commencez par les erreurs qui empêchent de joindre ou de trouver l’officine.
Une refonte devient pertinente si les problèmes sont structurels ou si l’outil ne permet plus de tenir le site à jour correctement. Sinon, des corrections ciblées peuvent suffire. Le diagnostic doit vous aider à décider entre ces options, avant de choisir une solution.
Questions sur ce sujet
Faut-il refaire un site simplement parce qu’il paraît ancien ?
Pas nécessairement. Vérifiez d’abord les parcours, l’exactitude des informations, la maintenance et la capacité à faire évoluer les pages. L’apparence est un critère parmi d’autres.
Que préparer avant un diagnostic de site ?
L’adresse du site, vos objectifs, les problèmes observés et une liste des outils utilisés. Les contrats utiles peuvent être examinés ensuite. Ne transmettez pas de mots de passe ni de données patient.
Sources et repères
Les sources servent à vérifier les principes cités ; elles ne constituent pas une certification de MAIA Santé.


